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TPE 2008 : l'évolution du statut de la femme en chine de 1900 à aujourd'hui

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Conclusion générale histoire, économie et politique

        Mao Zedong meurt en septembre 1976, après l’épisode tumultueux de la mise à l’écart de la « Bande des Quatre », en août 1977, le 11 e Congrès du Parti Communiste Chinois proclame la fin de la Révolution culturelle sans condamnation cependant. C’est en décembre 1978 qu’est décidée une politique de réforme et d’ouverture. Deng Xiaoping est au centre des réformes. La situation est problématique à bien des égards. C’est le début de la crise du capitalisme qui se répand en onde de choc, la Chine doit rectifier ses propres erreurs, mais elle ne peut pas retourner au modèle soviétique dont la crise s’annonce, ni reprendre les réformes qui seront celles de Gorbatchev dans les années 1980. La Chine décide d’un socialisme à la Chinoise. Il s’agit d’un processus dans lequel entre la Chine et pour laquelle il n’y a pas de recettes pré-établies, on peut dire qu’elle y est encore, avec d’indéniables acquis mais aussi des problèmes très importants. Voici la manière Dont Rolf Berthold, ancien ambassadeur de la RDA en Chine analyse cette réforme de 1978. Le processus de cette date à nos jours mérite d’être compris et analysé dans sa complexité.

        Lors de la troisième session du 11ème Congrès du PCC,en décembre 1978, Deng Xiaoping tient un discours intitulé « Libérer l’esprit, rechercher la vérité à partir des faits, s’unir unanimement et regarder vers l’avenir ». Ce Congrès constitue un tournant dans le développement du pays. Il oriente le travail vers les réformes et l’ouverture à l’étranger et fait du développement économique la tâche centrale. C’est à ce moment qu’apparaît la tendance à se distancier du rôle prépondérant du Parti et du socialisme. Quatre principes de base sont alors formulés, lors d’une conférence en mars 1979, sur le travail théorique du parti : s’en tenir à l’option socialiste, à la dictature du prolétariat et à la dictature de la démocratie populaire, au rôle dirigeant du Parti communiste chinois et au marxisme et aux idées de Mao Zedong. La politique des réformes et d’ouverture conserve ainsi une orientation socialiste évidente.

        Les réformes commencent par l’agriculture : les structures des communes populaires sont progressivement démantelées, les paysans ont à nouveau le droit de disposer eux-mêmes de la terre qu’il travaillent et il s’ensuit donc qu’ils peuvent vendre librement ce qu’ils produisent. La majorité de la population (dont 80% vit toujours dans les campagnes) se voit ainsi allouer une base matérielle solide. L’économie reprend rapidement le dessus et le niveau de vie progresse visiblement. Ensuite les réformes sont aussi appliquées au commerce, aux petites entreprises artisanales et à l’industrie. Sur le plan économique, la Chine collabore davantage avec l’étranger et crée les conditions favorables pour attirer les investissements étrangers. Les compétences des organes du parti et de l’Etat sont modifiées progressivement : les tâches de l’appareil du Parti et de l’Etat sont bien délimitées, les institutions financières se voient attribuer une description claire de leurs tâches, la direction de l’économie passe aux mains des organisations économiques, les parlement se voient confier un rôle plus grand, tant au niveau central qu’au niveau local. Etape par étape la législation s’étoffe. Pour la première fois ont lieu des élections directes à la base et on assiste à l’apparition de mécanisme de contrôle de l’Etat et du parlement.

        « L’économie socialiste de marché », tel est le nom qui recouvre la nouvelle politique économique. La planification de l’économie, jusque là fortement centralisée et qui était responsable au plus haut degré de la reconstruction d’après-guerre diminue et les entreprises se voient dotées de prérogatives parfois considérables.
Les changements engendrés par ces réformes sont très vite perceptibles, le calme revient, l’économie reçoit un nouvel élan, l’approvisionnement s’améliore considérablement. Depuis les années 1980, la Chine est ainsi devenue progressivement un acteur majeur d'abord dans les industries de main d' oeuvre, industries textiles et objets manufacturés de basse qualité, conservant des prix très bas grâce à une main d’œuvre nombreuse et bon marché ainsi qu'à un taux de change très compétitif, lui valant le surnom d’« atelier du monde ». L'ouverture économique chinoise repose sur des Zones économiques spéciales (ZES), zones de territoires offrant des conditions très avantageuses pour les firmes multinationales, mais les obligeant à laisser leurs technologies en cas de délocalisation des usines. Ces zones occupent maintenant presque tout le littoral chinois. En 2008, Hu Jintao célèbre trente ans de réformes qui ont fait de la Chine une puissance qui comte de plus en plus dans le monde. Un certain nombre de points essentiels peuvent être relevés, qui sont une sorte de résumé du système économique et social chinois:

        Constatation: Le taux moyen de croissance annuel a été de 9,8%, soit plus de trois fois la moyenne mondiale, ce qui a eu pour conséquence que l'économie chinoise est devenue la quatrième du monde, représentant 6% du PMB en 2008 contre 1,8% en 1978.

 

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